NOTRe grand mur
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décoré par les élèves de l'école Le Campus à Drap, installé au Musée d'Art naïf à Nice, novembre, 2009 |
L'idée du projet se trouve sur cette page
et le Journal de sa réalisation à mur09journal.htm
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Cette page est l'aperçu d'un mur de peintures réalisée par les élèves - et par les enseignants! - du jardin d'enfants et de l'école primaire du Campus à Drap, une petite ville juste au nord-est de Nice. L'idée est simple: JB prépare un plan d'environ 150 toiles et chaque enfant est le maître de l'une d'entre elles. Ces toiles sont ensuite accrochées au mur d'une des salles d'exposition du Musée international d'Art naïf Anatole Jakowski à Nice, afin de créer une immense et unique image à facettes multiples, figurant la ferme, le jardin et les animaux de l'école, parmi les collines de l'arrière-pays... Chaque étape de cette aventure a été documentée, archivée, et filmée par Sarah Vermeersch: www.sarahvermeersch.com. Cette page suit son évolution! En plus, nous avons la dévoiler lors du vingtième anniversaire de la chute du Mur de Berlin - un mur décoré qu'il a fallu détruire, pour nous notre mur à créer est plutôt un défi de l'idée de mur! Nouveau! page sous construction: Portraits d'Enfants! L'ESSENCE... ...de notre Grand Mur est celle d'une complicité et d'une collaboration d'enfants à une création divertissante et fascinante, aboutissant à un résultat amusant, attrayant, coloré et surprenant — mais à la fois une importante leçon d'observation, de représentation, d'échelle, et celle d'une maille reliant fragments et finalité. Imaginez, des années plus tard, un enfant qui, alors âgé de trois ans, a pu créer une partie du ciel de notre oeuvre en ajoutant des taches bleues dans le ciel, cogitant l'énigme obscur de la connexité de cellules et voilà! — l'acuité méritant un Prix Nobel vient de naître. Un processus simple. Tout d'abord j'avais esquissé un dessin des jardins et de la ferme de l'école, dans leur cadre naturel des collines de l'arrière-pays, le tout tenant compte de l'échelle et des dimensions de notre mur au Musée. Ce dessin est devenu alors la maquette de notre composition d'ensemble, celle qui rassemblait les toiles des élèves. Il faut savoir que Le Campus est une école hors du commun: il s'agit aussi d'une ferme et d'un jardin. (Le mot 'campus', Latin pour 'champ', devenu usuel pour désigner les quartiers universitaires, est d'ailleurs bien choisi.) Les enfants sont encouragés non seulement à suivre les leçons afin de développer leur progrès académiques mais également dans le but d'apercevoir certaines choses - ainsi que d'apercevoir la perception — d'une perspective organique, d'une compréhension du progrès et de l'évolution donnant vie à un certain émerveillement. Lien au site de l'école: www.ecolelecampus.com. LE PROGRéS, PAS à PAS...
Simple, ai-je dit? Les trois étapes étaient les suivantes: i) premièrement, j'ai réalisé des dessins puissants et simples (que je considère un peu comme le 'carton' dans le sens des cartons de la Renaissance, qui sont les sous-dessins de fresques), en tenant compte des dimensions du mur. Le dessin n'était pas 'photographique', pas un panorama non plus, mais plutôt une incarnation d'une promenade à travers les diverses richesses & terrasses de l'école, avec un sens à la fois du détail et de l'environnement, là où une rose devient aussi splendide qu'une colline. Je me trouvais alors muni d'une expérience me permettant d'apprécier l'attachement dévoué et mythique des enfants à ce lieu, leurs souvenirs et rêves, les aperçus et les panoramas. Ces thèmes, contrepoints et harmonies - et discordes! - m'aidaient à donner forme à mon esquisse. ii) Ensuite le 'carton' a dû être divisé afin de créer les différentes toiles, en décidant des dimensions et formes de chacune d'elles (par exemple, que les plus jeunes créent des images du ciel en dimensions plus réduites) et l'importance de détails de chacune (par exemple, certaines pourraient représenter beaucoup de fleurs, d'autres uniquement des collines lointaines), le tout prenant compte de l'aptitude et de la motivation de chaque élève... Quelques unes des toiles sont des images plus 'marquantes' qui définiront certains bords ou contours, d'autres plutôt 'decoratives', reflétant exubérance ou absence de détail. Ici ma collaboration était principalement avec Jenny Carter, afin de mettre au point une bonne distribution de travail. iii) A ce stade chaque enfant a pris connaissance d'une maquette plus ou moins détaillée et pourrait ainsi démarrer! Leurs choix de couleurs ou de pinceaux importaient peu, car la toile fera partie d'un ensemble homogène, un mur, un grand mur, notre grand mur. L'IDéE ILLUSTRéE...
imaginons que ce dessin est le dessin de base,
tiré de mon classesur à dessin:
ensuite je le 'coupe' pour définir les toiles individuelles...
donc, on en sort quelques unes pour vous expliquer...
toiles qu'ils suivent selon leur propres inspirations...
pour que notre composition
s'achève 'pli selon pli'... pensées & influences de fond...
L'influence disons la plus proche sur mon travail, c'est celle de David Hockney, et sa première influence il y a trente ans fut une passion du dessin et une soif de maîtriser la virtuosité de dessinateur; ensuite sont venus les 'photographies multiples' - e.g.: http://www.hockneypictures.com/photos/photos_polaroids.php http://www.hockneypictures.com/photos/photos_collages.php - un style que j'ai eu le plaisir d'explorer et qui fut le sujet de mes premières expositions il y a plus de 25 ans. L'imagerie multiple est toujours resté important pour moi - comme pour lui! Il y a trente ans, on trouve dans son oeuvre des piscines - http://www.hockneypictures.com/works_paper_pools.php - tandis que son travail le plus récent nous donne un regard multiple sur les arbres de son Angleterre si bien aimée: http://www.hockneypictures.com/works_paintings_00_10_large.php http://www.hockneypictures.com/exhibitions/chicago2008/chicago2008.php http://www.hockneypictures.com/exhibitions/chicago2008/tate_04_large.php Et maintenant notons que Hockney à créé la plus grande peinture extérieure de tous les temps, avec une vaste série de toiles décrivant une grille d'observations intimes de gloire arborescente à son pays natal.
L'imagerie multiple n'a certes rien de nouveau, quand même; regardons la 'frise' de Mantegna à Hampton Court, par exemple, datant des dernières années des 1400s (voir), ainsi que la logique des éléments disons disloqués de Beato Angelico dans sa Moquerie de Christ (voir) de c.1440. Ou encore la logique compressée du Cubisme d'il y a déjà 100 ans... (voir) Alors que le modèle habituel est celui d'une multiplication du 'Moi', des points de vues de la première personne singulier, lors de notre Grand Mur je cherche à exprimer la multiplicité et l'unité d'une communauté, avec une image finale unie qui proviendra d'une reflexion de tous. En préparant ce qu'un artiste de la Renaissance aurait appelé un 'carton', la maquette de l'oeuvre finale, divisée toile par toile comme un artiste de la Renaissance aurait planifié sa fresque (Voir par exemple le carton divisé pour L'Annonciation de Correggio, c.1524), je travaillerait avec l'école afin d'obtenir une compréhension de l'interaction entre les personnages et les lieux. Au minimum, nous aurons la récompense de l'amusement collectif et d'un produit palpitant. La leçon principale sera l'émerveillement face à la corrélation entre les fragments et l'ensemble, l'étonnement face à notre manière de regarder notre monde non seulement comme à travers une vitre mais en franchissant une porte afin de le construire de l'intérieur, de l'intérieur de ce monde ainsi que de l'intérieur de nous mêmes... Que tombent les murs qui nous séparent; dans le meilleur des mondes, notre Grand Mur abolira toute notion de mur... EXEMPLES TIRéES DE MON PROPRE TRAVAIL
Quelques unes des images les plus importantes de ma propre carrière ont suivi l'idée de l'imagerie 'multiple', non seulement dans mes premiers travaux photographiques (voir) mais également avec "RoadMovies", le travail que j'ai exposé en 2002 à la Talbot Rice Gallery, galerie d'art moderne de l'Université d'Edimbourg. Ce travail était entièrement consacré à la représentation du 'voyage', du paysage traversé en mouvement plutôt que d'un point de vue statique. Un certain nombre de ces oeuvres sont créées sur plusieurs toiles. Vous trouverez trois exemples ci-dessous. dessus: "Prenant 'Scott's View' [vista de Sir Walter Scott, à Melrose] du sud..." (21 toiles) "RoadMovies": Talbot Rice Art Gallery, Université d'édinbourg, 2002 dessous: "Le trajet de Duranus à Florence en voiture dans une journée..." (51 toiles)
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